Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 19:26

 

 

Ils nagent dans l’erreur, l’oubli, l’incompétence.

 

Pour l’aide, le travail, ne comptez pas sur eux.

Le feu, le gaz ou l’eau, joints à l’inadvertance,

Ce mélange –disons plutôt cette accointance -

On le voit trop souvent, fait leurs jeux dangereux !

Aux lois de la logique, opposant résistance,

Le désordre peut, seul, en faire des heureux.

 

Ils nagent dans l’erreur, l’oubli, l’incompétence.

 

Leur jeu met en péril - faussement amoureux -

Celle qui les choisit, mettant son existence

A mal par la paresse, un manque d’assistance.

Ils sèment des bambins, par-ci, par-là, nombreux,

Sans souci de leur sort, devenu douloureux.

Absents, comme présents, jamais leur assistance

N’apporte ses bienfaits en douceurs ou pitance,

Plus aptes à fournir des faits malencontreux…

 

 

 

 

N. D. L. R.  Le terme du titre ne figure pas dans certains dictionnaires, jugé sans doute irrévérencieux ?… Ceux qui le citent précisent : « Nom masculin, invariable (vieilli). Homme incapable, sur qui on ne peut compter. Le dictionnaire des synonymes donne : négligent, qui a semblé à l’auteur bien trop faible !

 

Par Jean-Jacques Bloch - Publié dans : poésies de J. J. Bloch
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 16:02

Est-il un être à part ? Comment le définir ?

A quel groupe d’humains peut-il appartenir ?

Son nom fait naître le sourire.

Communément perçu comme un illuminé,

Par les esprits railleurs bien souvent malmené,

Il n’est pas facile à décrire ?

 

 

Certains le voient errant dans un jardin de fleurs,

Comparant la rosée à des larmes, des pleurs.

Quand les lys ouvrent leurs pétales

Le voilà transporté dans le pays des dieux

Les lys humanisés deviennent à ses yeux,

Au bain, de pudiques vestales.

 

 

Son esprit est ailleurs, dans un autre univers

Vous lui parlez, il cherche une rime à ses vers.

N’attendez pas qu’il vous réponde.

Ceux qui l’apercevront diront c’est un rêveur

Les cheveux dans le vent sans recours au coiffeur

Il semble issu d’un autre monde.

 

 

On suppose souvent qu’il vit hors de son temps

Qu’il va le nez en l’air, marche à pas hésitants

Toujours sur son petit nuage.

Insouciant joyeux le matin au réveil,

Se nourrissant d’air pur, d’amour et de soleil…

Cela n’est qu’une fausse image.

 

 

Il faut rapidement oublier ces clichés

Auxquels les ignorants  demeurent attachés,

Que l’imagination  mène.

                  De la réalité le moment est venu

Il me faut dévoiler le poète inconnu

                    Pour découvrir sa face humaine.

 

 

Pierrette Chambon-Chirac

 

Par Jean-Jacques Bloch - Publié dans : poésies d'amis
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 08:39

AU ROYAUME DES ÉTOILES

 

Lumière foudroyée au cénacle des anges

Poète ! Écoute nos louanges !

Est-ce toi, dans la nue, aux portes du passage ?

Te voici, près du Trône, sage ;

Quelle Source d’Amour au-delà de la terre

Invita l’homme solitaire ?

Entouré du manteau des ailes de la joie

Brille Ô Ciel ! Montre-nous la voie !

 

 

 

  LE POÈTE AU GRAND CŒUR

 

Le temps voluptueux t’enserre de ses bras,        

Il transperce ton cœur de la flèche de l’âge,       
T’enivrent des plaisirs aux frissons d’apparats ;
Tu rêvais d’un Soleil, il t’a conquis, volage,

Quelle réminiscence, ainsi, tu vénéras ?

Un vertige me frôle, une ombre sur la page
Dévoile son effluve, Ô souffle intemporel !
Sa lumière m’invite en son bel attelage
Me brûle chastement ce feu surnaturel.

Des sonnets de l’amour, fulgurent tant d’alarmes,

Quand je serai moins jeune -a dit un Ménestrel-  
Les rubis de l’automne empourpreront vos larmes.

Les sanglots de l’été glissèrent sur ses draps,
Le violon des vers vibre encor de ses charmes.

Sa flamme, je célèbre, en de mystiques bras.

 

     Marie-France Moriaux – (Gérardine).

 

Par Jean-Jacques Bloch - Publié dans : poésies d'amis
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 10:30

Je côtoie ce poète qui a choisi de vivre dans l’Aveyron depuis 16 ans. J’avais écrit ces quelques vers et lui avais fait lire à son retour dans le monde. Il les a trouvés tellement ressemblant qu’il m’a dit : « il faudrait les lire à ma mort ».

 

Bonne lecture à tous !

 

      Pierrette

 

 

un-certain-poete256.jpg 

 

« …quand j’aurai perdu le droit

De respirer, d’aimer, d’entendre,

J’espère que plaisant ou tendre,

Ironique, osé, maladroit,

Un poème dans quelque place

Fera rire, pleurer, grincer

Pour tenter, un temps d’évincer

L’oubli, qui plus que la mort glace. » 

 

JJB (Post Mortem)

 


Par Jean-Jacques Bloch - Publié dans : divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 21:56

 

Le créateur du nombre d'or, le poète, l'ami vient de nous quitter.

Que dire ! Un seul mot... Mon ami, te voilà en route pour ton étoile. Qu'elle brille longtemps pour donner à ce monde les mots que tu savais si bien écrire... Bonne route !

 

Et à titre personnel, je garderai de nos rencontres en Isère, lorsqu'il venait me voir à Voiron, casque aux vents, ces discussions sur sa vie, le mariage... et la poésie.

 

J'essayerai de maintenir ce blog, avec ses mots...

 

Yvonne Ollier

 


 

 

UN TRÉSOR A SAISIR


 

Lorsque décède un proche, on découvre souvent

Des lettres qu’il gardait. Devons-nous les détruire ?

Ces fiables témoins peuvent-ils nous instruire

Sur son passé frivole, énergique, émouvant …

 

Les mots de la rupture ou d’un aveu fervent,

- Certains pour déchirer, les autres pour séduire -

Se présentent à nous, faciles à traduire,

Plus que les manuscrits d’un professeur savant ?

 

Au fils dans la douleur, le dilemme se pose :

A l’instant mettre au feu, sans flottement ni pause,

Les feuillets ou franchir le mur de leur secret ?

 

Ma mère disparue, attristé, j’ai choisi

La fumée. Elle reste un symbole discret.

Avide des  trésors, la flamme l’a saisi

 

Le mien, publiez-le car je n’ai nul regret

D’avoir connu l’amour et ses mésaventures

Prodigues dans l’échange… au moins des écritures !

 

J.  J.  Bloch

 

 

Par Jean-Jacques Bloch - Publié dans : divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 21:12
Par Jean-Jacques Bloch - Publié dans : poésies de J. J. Bloch
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 11:03

 Au sein de la mythologie,

Des personnages très nombreux

Dépensent beaucoup d’énergie

En gestes vils ou valeureux...

 

On trouve une agréable troupe,

Loin de la guerre et des complots :

Les Nymphes. Ce titre regroupe

Les Néréides  dont les flots

De la mer restent le domaine ;

 

Les Dryades. Leur habitat

A toute essence se ramène.

 

A noter cet insigne état

Concernant les Hamadryades,

Encloses dans le même sort

( Sans lancer de jérémiades )

Que l’arbre, florissant ou mort… )

 

Avec pour seuls amis les frênes,

Les Méliades ont moins peur ;

Puis, de toutes sources, les reines,

Les Naïades dans la vapeur.

 

Il reste les Océanides /

Trois mille filles d’Océan,

Les grands-mères des Néréides.

 

Mais pour achever ce péan,

Je nommerai les Oréades.

A l’instar de la pauvre Écho

Elles peuplent en escouades,

Sous la bise ou le sirocco,

Les montagnes de notre terre.

 

Si vous avez au mieux suivi

La suite de cet inventaire,

Vous l’observerez asservi

Au chiffre sept. On le retrouve

Dans bien des cas nombre sacré ;

La bible, elle-même, le prouve

Avouons-le bon gré mal gré .

 

 

 

Par Jean-Jacques Bloch - Publié dans : poésies de J. J. Bloch
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 10:35

  Comment faire le choix pour une allégorie ?

  

Si je personnifie Amour, Art, Probité

Humour, Sport, Passion, Liberté, Rêverie,

Il me faudra flétrir Haine, Supercherie,

Injustice, Mensonge, Abus, Brutalité…

Si j’oppose Altruisme avec Vénalité,

Cette gageure tient de la sorcellerie !

 

Comment faire le choix pour une allégorie ?

 

Vous me dites: »Restez dans la réalité ;

Abandonnez l’abstrait vers une plaidoirie

En faveur des parfums ou de l’orfèvrerie.

Le vin, les animaux ou la maternité,

Le désert, l’océan, dans leur immensité

Méritent de facto la fantasmagorie. »

Ces compléments de choix, face à ma gaucherie,

Me font abandonner la place d’invité

Par Jean-Jacques Bloch - Publié dans : poésies de J. J. Bloch
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 17:37

Ne les confondez pas avec, devenu fou,

Athamas, le mari d’ Ino par trop jalouse !

Ils sont trois, l’un ou l’autre, imprudent casse-cou,

Participe à la guerre où rougit la pelouse

Qui s’étend devant Troie et s’entend le coucou.

 

Natif de Troie, un d’eux, fils du vieil Anthéor,

Joue un important rôle au moment de l’attaque

Faite sur le camp grec. Hélas, confiteor,

L’arme de Mérion contre le sol le plaque,

Tandis que vers le ciel son âme a pris l’essor.

 

Oncle de Cyzicos, le second volontaire,

Du côté des troyens se défendait aussi.

Chef du contingent thrace il finira sous terre

Trucidé par Ajax sans recours ni merci,

Car le combat s’oppose au rite humanitaire…

 

Fils de Phèdre et Thésée, enfin, le plus connu,

Frère de Démophon prend sa part dans le siège.

Délivrer Aethra s’impose à son menu,

Car leur grand mère, esclave, et victime d’un piège,

Doit supporter Hélène, avatar maintenu.

 

Avant la guerre épique, emmenant Diomède,

Il part en ambassade en affichant l’espoir

D’emmener la fugueuse. Ici vient l’intermède:

Laodicé qui va, face à lui, s’émouvoir.

L’épouse de Persée apporte alors son aide.

 

Un banquet s’organise, on les place tous deux

À côté l’un de l’autre. Éros fera le reste…

En naîtra Mounitos. Demeurant au près d’eux

Aethra, la captive, à son âge encor leste,

Élèvera l’enfant dans ce site douteux…

 

Plus tard, après la guerre, Acamas le retrouve.

Ils partent vers l’ Attique emmenant Aethra.

Hélas, tout près d’ Olynthe, un malheur les éprouve :

Mounitos va mourir, piqué par un cobra

Le temps passe; il console. Une suite le prouve.

 

Vient l’amour pour Phyllis,  puis Chypre, des voyages…

Il tombe de cheval. Mais victime du sort

Il chute sur son glaive ! On trouve témoignages

D’écrivains différents dans lesquels il ressort

Que c’est à Démophon qu’ont trait ces habillages…

  

Par Jean-Jacques Bloch - Publié dans : poésies de J. J. Bloch
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 12:38

On m’a dit plusieurs fois : « Toi qui as écrit sur de nombreux sujets, pourquoi as-tu  très peu établi de textes sur la montagne que tu as pourtant pratiquée ? »

Après réflexion, j’ai pensé que si la poésie sait faire apparaître les émotions, qu’elles soient joyeuses ou tristes, tendres ou vengeresses, elle a beaucoup de peine à traduire les très grands émois.

 

Ceux que causent la mer, l’amour, le désert, la montagne ne peuvent que se trouver amoindris par les mots, si nobles ou évocateurs soient-ils. Voyez, par exemple combien de verbes peuvent s’appliquer – et la liste n’est pas exhaustive ! - à ce que la montagne nous permet :

Entreprendre, réfléchir, mesurer, estimer, étudier, admirer, lutter, vaincre, renoncer, surmonter, monter, descendre, marcher, résister, survivre, oser, craindre, tenter,  vérifier, surveiller, assurer, tenir, dominer…

Chacun de ces verbes porte en lui des sens divers. Dominer par exemple, peut se dire par rapport au paysage vu du sommet, mais aussi à propos de ses peurs du danger, du froid, du climat, de la fatigue. Une situation difficile peut également se dominer, elle exige alors  de réfléchir, étudier, mesurer si on veut la surmonter.

 

On voit par ce simple exemple où, déjà, le mental s’ajoute au matériel, la complexité d’un rapport écrit – ou parlé – sur le sujet !

Seuls les initiés ressentiront, au travers des lignes, les impressions ressenties par l’auteur.

Ainsi, tous ont lu « Mes escalades » de Mummery qui, au regard du profane se révèlent trop techniques, et tous ont compris ce qu’il disait par cette phrase : « Le véritable héroïsme consiste parfois à savoir renoncer. » - De même celle de Lionel Terray, à qui on demandait pourquoi il gravissait les montagnes et qui répondit: « Parce que elles sont là ! »

                                                                       Jean-Jacques Bloch

Par Jean-Jacques Bloch - Publié dans : divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

TECHNIQUE

Divers

Pages

Pour me joindre

Pour info

Tous mes textes sont protégés.
Les utiliser sans mon accord entraînera des poursuites.

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés